TEST: RED DEAD REDEMPTION 2 sur Ps4 !!

Il était une fois un beau coucher de soleil à l'ouest...




Huit longues années après la sortie du premier Red Dead Redemption, nous voici enfin avec sa suite entre les mains. Dénommée de façon assez sobre Red Dead Redemption II, cet épisode est en vérité une préquelle à l’histoire du premier opus qui nous mettait dans la peau de John Marston.

Avec un budget de plusieurs millions et un cycle de développement très long est-ce que l’unique jeu de Rockstar sur cette génération est une valeur sûre ? Certainement, mais il faut avouer que le jeu est en vérité un peu plus surprenant que ce que l’on pouvait penser et ce pour plusieurs raisons. Quoi de mieux qu’un titre comme celui-ci pour inaugurer officiellement les tests de jeux vidéo sur Swissgeek ? 

Il était une fois un beau coucher de soleil à l’ouest…

Beaucoup de monde attendait Red Dead Redemption II au tournant sur son aspect technique et nous  ne pouvons pas dire que de ce côté-ci nous puissions être déçus du résultat. Il faut avouer qu’en tant que joueur et journaliste dans le milieu depuis quelques temps, j’ai vu passer un bon nombre de titres à monde ouvert, mais jamais aucun n’a été aussi riche en détails sur tous les aspects. Souvent un aspect est plus soigné que les autres et il est souvent mis en avant par les développeurs, mais ici tout semble avoir bénéficié du même niveau de soin, ou presque. L’animation des personnages est excellente, le titre tourne sans accroc, la distance d’affichage est bluffante et des points comme la mise en place d’un antialiasing puissant n’ont pas été négligés le moins du monde, malgré l’immensité du terrain de jeu que propose ce Red Dead 2 aux joueurs.




On peut aussi parler d’autres réussites, comme l’implémentation d’un motion blur efficace pour donner une sensation de vitesse accrue à certains mouvements, comme lorsqu’on part pour une grande chevauchée en compagnie de notre fidèle destrier, ou bien encore lors d’une joute musclée au détour d’un saloon. Au delà de toutes les considérations techniques que nous avons évoqués plus haut, il faut aussi saluer la variété des lieux que l’on peut visiter. De la grande forêt dense, aux gigantesques plaines avec une magnifique dégagée nous permettant de savourer une distance d’affichage assez dingue, en passant par les grandes villes convaincantes, en plus d’êtres vraiment vivantes, il faut avouer que Rockstar offre à ses joueurs un véritable voyage dans le temps.

Le travail réalisé sur la direction artistique est donc, comme vous l’avez certainement déjà compris, assez titanesque et il suffit de visiter l’une des villes que propose l’aventure pour se croire transporté en 1899, date à laquelle se déroule les événements de l’aventure du protagoniste Arthur Morgan. On peut aussi citer la réussite avec laquelle le studio à mis en place la formation des nuages de façon aléatoire, qui donne un résultat assez bluffant à l’écran, surtout lors des tempêtes. On a aussi grandement apprécié de pouvoir apercevoir de magnifiques arc-en-ciel lors de notre périple, ce qui nous a aussi permis de constater que la lumière est générée de façon dynamique et que cette dernière se faufile naturellement entre les différents éléments du jeu, comme les nuages et autres bâtisses ou bien encore les branches d’arbres.

On pourrait encore parler pendant des heures de tous les petits détails qui font mouche à l’instar du soin apporté aux textures au sol, ainsi que la représentation réussie des différentes hautes herbes et les arbres, mais il faudrait continuer pendant quelques pages et vous retirer un peu du plaisir de la découverte, ce qui serait fort dommage. Pour terminer sur cette partie technique, sachez que la physique est bien convaincante pour un monde ouvert et que toucher des branches avec le corps du héros peut les faire bouger, ce qui renforce encore un peu plus le sentiment d’avoir entre les mains un monde « palpable ». Ah oui… on est sur un jeu Rockstar, il faut donc aborder un peu la question des bugs. À notre grande surprise nous n’avons pas rencontré beaucoup de problèmes sur notre chemin.

Un duel tout de suite ? Non on va manger un bon steak d’abord !

Expliquer comment se joue et ce que l’on ressent sur un titre tel que Red Dead Redemption II est assez compliqué, car il n’est pas vraiment ce que l’on s’attend à avoir entre les mains. A première vue il s’agit d’un titre parfait pour le grand public, mais il n’en est rien. La ou Red Dead Redemption premier du nom avait une prise en main assez simple et classique, le deuxième opus propose quelque chose de plus complet et beaucoup plus complexe. On ne peut qu’être déstabilisé lors des premières minutes de jeu et ce tant par le rythme qu’impose le jeu, que la prise en main à première vue assez lourde. Il faut être clair, ce Red Dead prend tout son temps pour se dévoiler autant au niveau de la jouabilité, que de son rythme de jeu.

C’est un titre que le joueur doit mériter et qu’il n’est possible que d’apprécier qu’une fois totalement plongé dedans. Certains diront que les premières heures de jeux sont imbuvables et laisseront tomber la manette assez rapidement, alors que les autres qui iront au bout de l’expérience se rappellerons avec émotion de tout le chemin parcouru par le héros du début à la fin de l’aventure. Il est impossible de nier que le héros que l’on incarne possède une lourdeur un peu frustrante, mais d’un autre côté, il faut admettre que c’est le prix à payer pour un réalisme à tout va, comme semble le désirer une certaine frange de joueurs. Le réalisme est ici retranscrit par des centaines d’animations différentes pour le personnage, qui se déclenchent selon les situations. Attacher son cheval, monter, ramasser un objet, piller un cadavre… tout se fait de façon réaliste et cela aura vite fait de frustrer le joueur un peu trop pressé.


Dans un monde ou tout va plus vite et ou dans le jeu vidéo tout est fait pour faire gagner du temps, Rockstar nage un peu à contre courant de ce que fait le reste de l’industrie. Certains points sont vraiment frustrants, comme lorsque l’on arrive dans le camps, ou le héros se met à marcher tout doucement et qu’il faut marteler le bouton pour le faire marcher à une vitesse acceptable. Bien entendu cette réaction du héros est tout à fait réaliste par rapport au lieu dans lequel il se trouve, mais on peut rapidement être agacé quand on ne souhaite que passer deux minutes au camps pour se raser et que cela prend au final deux fois plus de temps que prévu. Comme tout se fait de façon contextuelle il arrive que certaines touches se marchent dessus, et il arrive de temps en temps que l’on veuille simplement parler à quelqu’un et qu’on dégaine, sans le vouloir, une arme,  qui fera que l’histoire se finisse mal. Une façon de corriger ce problème aurait été de pouvoir négocier avec les personnages que l’on braque sans faire exprès pour calmer le jeu. On regrette aussi que certaines combinaisons de touches manquent de cohérence pour certaines actions, alors que d’autres sont totalement logiques. On aurait aussi aimé avoir plus de possibilités liées à l’infiltration et de pouvoir assommer les gens sans forcément les tuer à la moindre joute à main nue. Passé tout cela le jeu reste très solide et offre un grand nombre de possibilités. Chevaucher son destrier est un véritable plaisir, les gunfights sont sympa et offrent la possibilité de retirer la visée assistée pour ajouter un peu de piment et le système de couverture fonctionne assez bien la plupart du temps, même s’il n’est pas toujours des plus parfaits. Le titre de Rockstar rattrape donc ses défauts par un système de jeu solide, qui à fait ses preuves. Le « eagle eye », ainsi que le « dead eye » sont de retour et permettent de lancer un slow motion pour avoir un avantage certain face aux ennemis lors des joutes avec des armes à feu. 

Il y a aussi certaines actions sympathiques que l’on peut réaliser, comme la possibilité de dépouiller quelqu’un, de menacer un passant, de trouver de quoi crocheter les serrures, se cacher le visage pour ne pas être reconnu lors d’un crime et plus encore. 

On regrette un peu l’apparition de nombreux sous-systèmes de jeu, qui compliquent l’ensemble et qui ne changent en vérité pas grand chose. Il faut manger pour garder un poids correct, se changer pour garder une température de corps acceptable pour pas perdre des vies petit à petit et bien plus encore. Bien entendu sur le papier tout cela est sympa, mais quand on remarque que manger des boites de conserves suffit à survivre, c’est un peu dommage. Bon dans les fait il vaut mieux que cela soit géré de cette façon peu intrusive que le contraire qui aurait pu vraiment devenir plus lourdingue qu’autre chose. La seule chose vraiment sympathique qui ressort de tout cela est la fonction permettant d’améliorer les conditions de vie au camps pour gagner des bonus et le système d’honneur, qui peut changer un peu la façon dont les gens nous perçoivent. 

La grandeur du monde peut aussi poser un peu problème. Il arrive de chevaucher parfois quelques minutes pour aller d’un endroit à un autre, alors qu’il était possible dans le premier de se téléporter un peu partout grâce aux feux de camps. Ici oubliez tout cela, il n’existe que quelques moyens d’utiliser un voyage rapide par soucis de cohérence et il faut en débloquer l’un d’eux. 

Un univers riche, un système de jeu solide, mais pas parfait, un rythme de jeu étrange, mais pourquoi c’est un indispensable ?

Indispensable est le mot qui convient à ce Red Dead Redemption II, car malgré ses défauts, il possède pour lui une ambiance de folie, une thématique très peu exploitée au niveau du jeu vidéo, une mise en scène irréprochable et un univers superbement réalisé soutenu par un aspect technique irréprochable. On pourrait aussi parler pendant des heures de l’excellente qualité d’écriture, des personnages attachants, que l’on côtoie tout au long de l’aventure et de l’excellence de la mise en scène, mais il faut vraiment tout faire pour découvrir tout cela par soi-même. On peut aussi certifier que l’immersion est excellente grâce à un bon nombre de détails, comme le fait que chaque PNJ semble avoir sa propre routine changeant au jour le jour, ou bien encore grâce à la diversité assez hallucinante de la faune et de la flore. Il faut aussi dire que après quelques chapitres bien calmes, le rythme de jeu s’emballe et c’est dans ces moments que Red Dead Redemption II brille de milles feux et montre tout le savoir faire de Rockstar. Remarquer que chaque quête annexe est un minimum scénarisée et qu’elles disposent toutes de bons dialogues a été un véritable petit bonheur pour nous et même s’il y a moins de quêtes annexes que dans certains jeux du même genre (Assassin’s Creed Odyssey au pif), il faut se rappeler que l’histoire en elle même tient en haleine plus d’une soixantaine d’heures pour compenser. On préfère de notre côté cette approche que le surplus de quêtes annexes sans intérêt. Red Dead Redemption II c’est aussi une tonne de références aux films de western, comme les 8 salopards, que beaucoup de fans de ce genre d’œuvres, sauront certainement apprécier. 

Pour ceux qui recherchent un peu de challenge sachez qu’il est possible de refaire les missions pour tenter de décrocher des médailles en remplissant certaines conditions. Pour le fan du cent-pour-cent, il faut savoir qu’il y a quand même de quoi faire entre, l’obtention de ces médtailles, les quêtes secondaires, les mini-jeux, la chasse et plus encore. N’oublions pas non que Red Dead Online sera disponible à la fin du mois normalement et que cela peut potentiellement ajouter un bon nombre d’heures de jeu au compteur en plus.  

Parler de Red Dead Redemption II sans évoquer sa bande son maîtrisée est impensable. Les bruitages sont parfaitement adaptés à chaque situation et les armes sonnent plus vraies que nature. La musique quant à elle est pour notre plus grand bonheur un peu plus présente que dans la plupart des jeux à monde ouvert et on est vraiment content de voir que cela peut encore arriver dans notre industrie. Bien entendu la bande son n’est pas toujours présente, comme dans la plupart des mondes ouvert, mais elle est bien plus marquante que dans la plupart des jeux du genre, car elle à tendance à se faire moins discrète. Un petit mot aussi sur la qualité des doublages anglais, qui sont tous d’une justesse sans nom et qui rendent hommage avec brio à toute une génération de films.  



Les +

Esthétiquement irréprochable.

Aspect technique en béton armé. 

Des détails partout.

Très immersif. 

Histoire prenante.

Personnages attachants. 

Quand le jeu décide de faire monter le rythme, ça ne rigole pas ! 

Bande-son travaillée. 

John Marston du premier opus est présent, mais Arthur est tout aussi classe. 

Les nuages sont vraiment beaux.

Système de jeu globalement solide. 

Durée de vie immense. 

Références aux films de westerns bien vues. 

Une préquelle qui arrive à tenir en haleine. 

Les – 

Les premières heures de jeu laisseront beaucoup de monde sur le carreau et c’est dommage !

Jouabilité parfois un peu trop rigide. 

Quelques manipulations illogiques, ou qui se marchent dessus et qui causent des soucis au joueur. 

Trop de systèmes de jeu, qui servent au final pas à grand chose. 

Quelques bugs, comme d’habitude avec Rockstar. 

Système de noyaux à énergie difficilement compréhensible au début et qui au final ne sert pas vraiment à grand chose.

Menus qui peuvent manquer un peu d’ergonomie. 

Système de voyage rapide qui pourra paraître archaïque pour certains.  

Note Finale 5/6

Le titre de Rockstar va à contre courant de presque tout ce que fait l’industrie actuellement et ce n’est pas si mal en fin de compte. Il est bon de voir un jeu d’une telle carrure tracer sa propre route sans se soucier de ce que peut bien faire le reste du monde. Parfois on a l’impression que le jeu est resté coincé dans la génération de machines précédente en termes de game design avec une tonne d’actions contextuelles, qui ne fonctionnent pas toujours parfaitement bien, mais il est en contrepartie vraiment ancré en 2018 dans tout ce qui concerne le level design, la technique, la narration, la gestion d’un monde ouvert et bien plus encore. Red Dead Redemption II divisera certainement les fans, mais il est sans aucun doute possible un jeu à faire au moins une fois dans sa vie de joueur, rien que pour perfection dans l’exécution que peuvent atteindre certains chapitres de l’aventure. Bravo les p’tits gars de chez Rockstar !

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47 Commentaires

  1. Tres bon test , on voit que le jeu bénéficie de toute l’expérience de rockstar , bon il reste quelques bug ,mais aujourd’hui c est malheureusement presque devenu normal

  2. Bonne article qui détails précisément les bon points de ce jeu formidable qui a nécessité 8 ans de développement et qui aujourd’hui est récompensé comme il se doit ^^

  3. Heureux de constater que votre test reflète plus que l’admiration du titre de RockStar,surtout le “presque” qui ma fait comprendre que cela deviendrait intéressant est ce malgré les 20/20 voir 21/20 (complètement absurde) que le jeux se prends ici et là.

    Sinon,ce studio a l’expérience des mondes ouvert et pour cela je n’avais aucune inquiétude mais cette lourdeur caractéristique du réalisme,qui d’ailleurs en vous lisons me rappeler celui de The Gateway:Black Monday avec sa manière de courir,conduire ou encore ramassé une arme.

    Malgré tout,les gens ne sont pas conscient qu’avoir un jeux réaliste est un gameplay a la Doom-like,ce n’est pas possible et tout ça couplé au nombreux bug tout de même signalé ici et là me conforte dans mon idée que les notes ne sont que appréciation est non réel constat.

    Bref,c’est un très bon article.

  4. Très bon article, celui-ci est bien détaillé comme il se doit ^^ Ce jeu que je ne possède pas hélas fait beaucoup parler de lui en ce moment, certains parle de jeu sublime (autant de développement et de moyens pour ce jeu heureusement que celui-ci fait un carton) sinon continuer de faire des articles comme celui-ci, un bonne journée à vous !

  5. Bon petit papier sur un jeu très très attendu.

    Un passage m à fait rire car j ai vu mon frère jouer et ça lui arriver souvent qu il tire sans faire exprès sur un personnage.

    La note finale avec les points positifs et negatifs est cohérente.

    Moi j adore tous les jeux open world car on fait ce que l on veut quand on veut. Nous sommes pas tributaire d une quête linéaire.

    Votre test est cohérent, propre et logique. Merci

  6. Coucou 😉 difficile de me prononcer sur votre test vu que je n’ai pas encore eu la chance de jouer à ce jeu, mais en tout cas au vu de votre test complet le côté immersif du jeu couplé à la durée de vie du game ça devrait me plaire ! d’autant que les personnages ont l’air au top !
    merci à vous pour le jeu sur twitter (RT @iwona46)
    bon weekend

  7. Un test qui donne vraiment envie de se mettre au western, il ne reste plus qu’à économiser un peu pour se le procurer. Merci

  8. C’est une tuerie ce jeu
    L’univers western va me renvoyer aux jeux de mon enfance genre gun smoke sur NES
    En tout cas, très bon test, votre article est assez détaillé, il y a pas mal de screen.
    5/6 est une bonne note, j’espère que je mettrai la même quand j’y jouerais

  9. Merci pour ce test très complet j’ai hâte de l’essayer sur ma
    PS4…
    J’attends le multi avec impatience !!
    Mon pseudo Twitter @b0bic a bientôt

  10. Bon test du jeu, je l’ai pas encore, mais il doit être génial, j’avais déjà beaucoup apprécié le premier opus donc je pense que je vais adoré celui-ci. Et vivement le Online aussi.

  11. Super test, j’ai hâte de l’essayer , j’aime bien ce côté lent et réel, histoire d’être complètement immergé. Avec la qualité d’image en plus, je vais pas être déçu !
    Je participe au concours twitter (@nicosovrg)

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